Question sur la chute des cheveux

Chute : c’est normal Docteur ?

Il est normal de perdre ses cheveux (entre 30 et 100 par jour), avec une saisonnalité connue (automne, printemps). Les trois cycles capillaire sont présents simultanément : phase anagène, catagène et télogène. La totalité de ce cycle dure de 6 à 7 mois. Ainsi, la chevelure est composée de cheveux sains, de cheveux qui vont tomber et de bulbes présents dans le cuir chevelu qui donneront naissance à de nouveaux cheveux. C’est ce qui explique votre perte permanente et régulière qui doit se limiter à une faible quantité de cheveux sur la brosse, au coiffage.

Quels types de perte de cheveux ?

Les pertes dites « génétique » (alopécie androgénétique) sont les plus fréquentes. Les stades sont évolutifs, vous observerez tout d’abord< une raréfaction de la ligne antérieure qui évoluera vers une calvitie profondément marquée (échelle d’Hamilton Norwood chez l’homme ; de Ludwig chez la femme).

Les pertes liées à des maladies du cuir chevelu sont plus rares, elles nécessitent d’être bien diagnostiquées pour être traitées :

  • Pelades
  • Eczémas séborrhéiques
  • Psoriasis
  • Hyperandrogenie chez la femme
  • Maladie de système et troubles hormonaux

Les pertes de cheveux peuvent aussi être liées à la prise de certains médicaments notamment, suite à des traitements de chimiothérapie.

 

A quel moment penser à un traitement ?

Il n’y a pas d’âge pour perdre ses cheveux ; vous pouvez constater une chute anormale très jeune : 16-17 ans ou plus tard.

  • Chez les femmes, la chute de cheveux apparait souvent en période adulte, rarement à l’adolescence. Elle est angoissante et impose, dans tous les cas, un bilan hormonal (prise de sang, consultation chez le gynécologue ou l’endocrinologue) et un diagnostic dermatologique. Elle fera aussi l’objet d’une prise en compte des «mauvaises» habitudes capillaires : tressage, compléments capillaires ou extensions, défrisage, lissage, etc.
  • Chez l’homme, pour le patient jeune, une angoisse légitime de l’identification à une figure du père ou des grands pères est à prendre en compte. Pour le patient plus âgé, ce sont des pertes de cheveux sectorielles qui alertent : golfes qui se creusent, ligne antérieure qui recule, tonsure qui s’installe, etc.

Les cheveux vont tomber progressivement ; vous les retrouverez dans la douche, sur l’oreiller, mais surtout sur le peigne ou la brosse.

C’est cette perte, d’abord localisée, qui va vous alerter. Chez la femme, la perte est plus diffuse que chez l’homme mais tout aussi anxiogène.

Il est temps de penser à un traitement adapté lorsque vos pertes sont visibles dans le miroir (golfe, ligne antérieure, tonsure ou éclaircissement) et dès lors que cette chute de cheveux nuit à votre bien-être.

Le type de perte de cheveux ainsi que le mode de traitement seront diagnostiqués lors de notre première consultation, un protocole de soins sera établi, étayé par un avis médical, endocrinologique, si nécessaire.

 + d’info sur le traitement de la chute de cheveux ?

Les différents traitements de la chute des cheveux se déclinent en premiers soins médicaux, en injection de PRP (Plasma Riche en Plaquette) et Cellules souche graisseuses ou en une intervention de chirurgie de la calvitie et de greffe de cheveux par implants capillaires.